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  CARNET DE VOYAGE     Asie     avril / mai / juin 2006 

Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /Juin /2008 18:50
A Wudang Shan, (vous vous souvenez que "shan" veut dire "montagne"), nous abandonnons l'idée de grimper n'ayant pas une grande forme physique et les tarifs d'entrée de parc étant trop chers. Nous n'avons pas envie d'être plongés au coeur de la foule chinoise.
Nous visitons cette petite ville à taille humaine et mangeons chaque soir au marché de nuit.







Nous découvrons un temple en restauration avec ses petits pavillons et son enceinte de briques rose grisé. Espérons que ce ne sera pas une restauration trop clinquante à la chinoise !






Pendant la promenade, un groupe de garçonnets nous interpelle avec des "Hello"  et prennent de la distance. Nous leur répondons par quelques mots de notre chinois basique et fluide. Ils reviennent vers nous, confiants, et nous invitent à visiter leur quartier. En fait, c'est une usine qui fabrique poids lourds et autobus. Le paternalisme collectiviste fournit logements, école, crèche, terrain de sport...

Les enfants nous emmènent jusqu'à leur école restée ouverte  bien que l'on soit un samedi. Des adultes jouent au foot et au basket. Les garçons veulent se mesurer à nous au ping pong. Nous défendons l'honneur des longs nez et de la gente féminine en marquant des points.






Nous rencontrons Juliet, une libraire-guide-prof d'anglais-business woman . Michel et René assistent à un cours d'anglais. Les élites poussent leurs enfants uniques, chères petites têtes brunes, dans des cours privés.  La pédagogie chinoise nous ramène en arrière : les enfants répètent en coeur et en hurlant les listes de mots écrits au tableau. Un jeune baba américain leur apprend "Santa Claus is coming" !




Nous faisons étape aux grottes de Longmen où pendant 400 ans la falaise surplombant la rivière a été creusée et sculptée de milliers de bouddhas. C'est un lieu fabuleux qui a subi les ravages de la Révolution Culturelle et le pillage des occidentaux (de nombreuses têtes sont exposées dans les musées français et anglais). L'Unesco développe un programme d'aide à la restauration.




Il est temps d'aller là-bas vers le nord. Nous redécouvrons les joies des heures passées dans les trains bondés, sur des sièges durs, avec des ventilateurs en panne, les gares, les petits hôtels avec ou sans cafards, les étudiants friants d'échanger en anglais avec nous.
Nous apprenons que pour rallier Pékin, il nous faut dix heures de train sans réservation . A Luoyang (ville jumelée avec Tours depuis 1982) nous décidons de prendre l'avion.

A Pékin, nous sommes accueillis royalement par Da Gong, Xiu Lan, Cao Jing et Julien. Les parents ont aménagé trois jours avant dans un superbe appartement neuf.

Pendant quelques jours, nous partageons le quotidien d'un couple de cadres moyens retraités. Balades dans le quartier, repas avec  spécialités cuisinées par Da Gong et Xiu Lan, jeux traditionnels, emplettes dans un ancien abri atomique transformé en supermarché.
Lorsque nous fréquentons un cybercafé pour obtenir la confirmation de nos billets d'avion, le patron exige passeport et visa  qu'il scanne et dont il note les numéros dans son ordinateur. Soyez rassurés : les Jo se dérouleront sans problème, les étrangers et les terroristes sont sous contrôle !









A 13h30, le 16 juin, nous quittons l'Empire du Milieu avec Air China ( nos voyagistes Jacqueline et Anne Marie doivent être définitivement fâchées avec la Finair). A 18h30, nous atterrissons à Roissy. A 1h du matin, le 17 juin, nous sommes dans notre lit douillet.



Aujourd'hui, mercredi 25 juin, nous lisons dans Libération :
"Le Tibet (et donc l'ouest du Sichuan) devrait à nouveau être ouvert aux étrangers, a annoncé hier l'agence officielle Chine Nouvelle ".



Cette année, nous ne ferons pas de conférence. En effet, nous possédons moins de photos exotiques mais nous avons progressé dans notre compréhension de la vie chinoise et de ses évolutions. Nous comptons fabriquer un album photos. Nous pourrons vous le commenter en prenant un verre chez nous ou chez vous !


Michel & Marcelle.





Par marcelle, michel et rené
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Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /Juin /2008 07:45

Apres notre troisieme breakfast occidental en trois mois, nous prenons deux bus...et deux heures apres, nous arrivons dans un superbe petit village, au milieu des phenomenes karstiques : DEHANG.

Pendant quatre jours, nous avons vecu dans une guest-house rustique : baquet et bouilloire pour la petite toilette, torrent pour la grande...chambre toute en bois avec deux lits sous moustiquaires...petit salon en plein air donnant sur la montagne. Voici la vue du balcon :















Le premier soir, nous avons assiste au son et lumiere local, pour une fois pas trop kitsh. Nous n'avons pas trop compris les commentaires, mais en gros c'etait la vie des Miaos, leurs chants et danses traditionnels, les ceremonies chamaniques et, particulierement impressionnant, le groupe des tambours.
















Puis chaque jour, nous avons marche entre trois et six heures, au fond des vallees parmi les cascades et les torrents, sur les pics et dans les bambouseraies. Chaleur tropicale etouffante, ti-cheurtes trempes, pique nique dans les hameaux perdus ou au pied des cascades, parmi les papillons gigantesques et magnifiques...




















Cote culinaire, en dehors des bols de nouilles, des omelettes a la tomate, du riz frit, nous vous proposons au choix : des brochettes de poissons, de crevettes minuscules, de larves de libellules ou de frelons, le tout epice ou non.

Dans ce village, les touristes chinois arrivent en fin de matinee etreprennent le bus apres le son et lumiere ; les occidentaux y dorment une nuit. Durant les quatre jours, des relations se sont nouees avec des enfants, avec l'epicier, avec le proprio et sa famille...
L'hospitalite chinoise n'est pas un vain mot. En arrivant a un sommet apres trois heures de marche, nous nous sommes arretes a l'ombre d'une maison fermee, assis sur une marche pour pique niquer. Un homme est arrive, a ouvert sa porte et nous a apporte trois sieges et une thermos d'eau bouillie avec trois verres...


Apres quatre heures de bus confortable et six heures de train conviviales, nous arrivons a WUDANG SHAN, haut lieu du taoisme.
Des la sortie de la gare, les rabatteuses sont en activite ! Un homme nous amene jusqu'a un petit hotel familial et calme, avec climatisation, pantoufles en plastique et douche chaude pour 7 euros la nuit.
Nous allons grimper pendant deux, trois jours dans la montagne, vers les temples taoistes. Zhang San Feng, moine dans ces montagnes au 13eme siecle, serait l'inventeur du tai qi chuan, car il n'appreciait pas le style trop brutal de Shaolin. Nous avons croise quelques longs nez pratiquants le tai qi et les arts martiaux.

Les quelques jours restant en Chine, nous allons par petites etapes rejoindre Pekin, retrouver la famille de notre professeur de chinois et prendre l'avion le 16 juin.

C'est donc notre dernier article en Chine. Arrives a Tours, nous glisserons peut-etre quelques photos complementaires.
Tout au long de notre sejour, vos commentaires et messages nous ont soutenus dans les moments critiques. Nous n'avons pas pu repondre a tous, etant donne la lenteur des connections et notre absence de passion pour les salles obscures, entoures de centaines de jeunes joueurs chinois.


Les voyages les plus merveilleux ne remplacent pas la chaleur de l'Amitie.

Marcelle et Michel.

Par marcelle, michel et rené
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 11:14

Les bruits (suite)

Nous avons oublie quelques bruits caracteristiques de la vie chinoise : 
- les rots et les pets exprimes naturellement : Confucius a dit que c'etait la nature ...
- les KTV le soir, autrement dit les bars a karaoke ou des chanteurs et des chanteuses hurlent des chansons sirupeuses jusqu'a deux heures du matin
- la chasse aux mauvais esprits : pour toute inauguration d'un magasin, d'un vehicule...les chinois font claques des chapelets de petards rouges (ca rappelle Amsterdam au 1er de l'An)
- les petits empereurs apprennent a marcher avec des chaussures sonores qui font " pouic pouic " a chaque pas
- les chinois doivent passer un permis de conduire simplifie car ils ont des difficultes a faire un creneau seul. Il leur faut toujours un guide exterieur qui crie " da... da... da... da..." pendant la marche arriere
- le pendant rural est la voix de l'agriculteur qui crie " la...la...la...la..." pour faire avancer son buffle

Le soleil

Ils n'ont pas le meme rapport que nous au soleil.
Les femmes urbaines s'abritent sous des ombrelles (ce sont souvent des parapluies pliants a moitie ouverts} pour proteger leur peau, que ce soit dans les rues ou sur les sentiers de montagne.
Les hommes, quant a eux, aux premiers signes de chaleur, roulent leur ticheurtes sous leurs aisselles et remontent une patte de pantalon sous leur genou et l'autre au dessus.
Enfin, pour se proteger du soleil et de la pluie, de nombreux velos, scooters et motos ont un parapluie fixe a demeure.

Les photos

L'arrivee du numerique permet a chacun de laisser aller sa creativite au niveau du nombre de photos. Ils posent devant n'importe quel monument, site naturel ou urbain, en faisant le signe de la victoire, en prenant des poses de starlettes de papier glace.

Le must est de louer des costumes historiques ou de minorites et de se faire prendre en photo par un photographe de rue qui a juste a cote, sous un parasol, un ordinateur avec Photoshop et une imprimante.
Un porte bonheur parmi d'autres est d'etre  photographie avec un long nez. Trois ou quatre fois par jour, nous sommes sollicites pour etre en leur compagnie sur leur photo. Nous devons troner sur pas mal de postes de TV !

La nourriture

On peut manger a toute heure, dehors ou dedans, debout ou assis, froid ou chaud.
Dans la culture chinoise, il faut marier les saveurs, les couleurs, les odeurs...
En fin de repas au restaurant, on peut emporter les restes.

Nous avons teste pour vous ces derniers temps les brochettes de poussins, les glaces aux petits pois, differentes sortes de legumes verts inconnus de nos palais occidentaux. Nous n'avons pas ose tester le chien, le rat des champs, le serpent...Nous y viendrons peut etre d'ici la fin de notre sejour.

Les voyages en bus

Pour essayer de vous faire partager les longues heures passees en bus, voici quelques clefs :
A la gare routiere, personne ne parle anglais. Tous les horaires et tarifs sont affiches sur d'immenses panneaux. Meme Rene qui connait de nombreux ideogrammes n'arrive a lire que l'heure. Les hotesses de la route en uniforme se mettent en quatre pour nous donner le bon billet et nous accompagnent jusqu'au bon bus.
Apres avoir demarre a l'heure, le bus roule au ralenti dans les rues de la ville, portes ouvertes. La caissiere hele les passants pour remplir le bus de passagers et de colis a distribuer sur la route.
Nous sommes souvent dans des petits bus de 20 places, avec des sieges defonces et des suspensions qui devaient etre efficaces il y a 200 000 km.
Des le depart, la video est en marche avec le choix entre les films de karaoke, de boxe thaie, les films de guerre avec le Japon, et sur les longs parcours les films americains tels que "La guerre des mondes", "Full Metal Jacket" "Terminator" en version chinoise, sous titres en chinois.
En dix minutes, quel que soit l'etat de la route, plus de la moitie des passagers dorment dans des positions qui pour nous necessiteraient, apres coup, dix seances de kine !
Apres trois quatre heures de secouette, arret cesuo (WC), -les plus rustiques que nous connaissons - Le chauffeur en profite pour faire le plein d'eau ; en effet, les descentes s'effectuant en roue libre, les freins sont refroidis a l'eau.
Si le bus passe dans un village ou c'est jour de marche, les passagers, le chauffeur et la caissiere en profitent pour acheter un bout de tofu, quelques legumes ou un morceau de viande...

Le chinglish (suite)

Nous continuons a vous faire decouvrir cette nouvelle langue par quelques exemples glanes ici et la :
- whisry, brandy, coffee
- NYC, New Tore City
- Olympigames, Beijing, Welcome your
- LFE, NATURE, LOVE
- Love consists in solitudes protect and lordes (sur les carreaux de notre salle de bain)



Tous ces clins d'oeil sont affectueux et nous restons attentifs a nos amis chinois.
Nous esperons que ca n'empechera pas la presence de nos chers representants politiques a l'ouverture des jeux olympiques, ni ne compromettra la vente d'Air bus, TGV et autres centrales nucleaires "a nos amis chinois".







Par marcelle, michel et rené
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 10:39

Apres cinq jours dans le village de Zhaoxing, notre prefere en 2006 et 2008 (Vous pouvez le retrouver sur le blog 2006 a la fin mai), quelques heures de bus locaux et toujours chaotiques, nous gagnons le nord du Guizhou pour entamer la remontee vers Beijing.

Marcelle, ex baba, se remet au tissage !

Nous decouvrons une petite ville paisible enchassee dans le meandre d'une riviere vert turquoise, inconnue du Lonely Planet (guide-bible des vieux et  jeunes routards) : Zhenyuan.

Le climat est sub-tropical ; 27 a 30 degres pour 98 a 99 % d'humidite. Dans notre super chambre a 40 kuais (c'est le nom populaire du yuan qui vaut toujours 0,10 euro), rien ne seche, au contraire tout est trempe, linge, papiers... Entre les orages, nous nous baladons dans la ville en pleine restauration, sur ses remparts et, sur les collines environnantes, dans les temples.







On retrouve les petits metiers a chaque coin de rue : nous en profitons pour faire affuter nos couteaux par le remouleur ambulant, recoller et recoudre les semelles de nos chaussures de marche qui fatiguent, nous faire propres grace a la blanchisseuse.









Nous preferons le train au bus pour changer de province toujours plus au nord : le Hunan. Trois heures de train populaire, trois heures de bus tape-cul(s) et nous sommes, depuis avant hier, a Fenghuang, charmante petite ville restauree et litteralement envahie par des hordes de touristes chinois non pas a cheval sabre au clair mais en bus appareil photo en bandouillere !
Cela nous rappelle Lijiang, le Mont St Michel ou Lourdes (pour nos amis cathos) avec leurs boutiques de souvenirs plus hideux que kitch. Comme d'habitude, nous trouvons, grace a une jolie rabatteuse, un petit hotel calme a 60 kuais la nuit, la chambre avec balcon et bambous pour secher sacs a dos, linge...
Nous passons notre temps a mater les touristes nous matant en retour.
On est les seuls longs nez!

Balades dans la ville, au bord du fleuve, siestes, lessives et pour la deuxieme fois en 2 mois un petit dejeuner occidental en terrasse avec cafe creme, the noir au lait et toasts grilles avec bacon.

Nous partons demain pour une autre village qui semble moins envahi par le tourisme des chinois leaders et middle class...

Par marcelle, michel et rené
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 11:57

Apres 9 h de bus, sieges mobiles et suspensions inexistantes sur de la piste et du goudron, nous arrivons enfin dans ce havre de tranquillite recherche depuis pas mal de temps :
 Zhaoxing, village de la minorite Dong.     Nous comptons y rester au moins cinq jours...

Quelques images vous parleront d'avantage que des explications...et nous avons la flemme d'ecrire aujourd'hui !!









La mise en page est catastrophique mais vous n'allez pas vous plaindre alors que vous avez 5 photos !
Par marcelle, michel et rené - Publié dans : asiatrio
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