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CARNET DE VOYAGE Asie avril / mai / juin 2006
CARNET DE VOYAGE Asie avril / mai / juin 2006
Nous apprenons que pour rallier Pékin, il
nous faut dix heures de train sans réservation . A Luoyang (ville jumelée avec Tours depuis 1982) nous décidons de prendre l'avion.
Balades dans le quartier, repas avec
spécialités cuisinées par Da Gong et Xiu Lan, jeux traditionnels, emplettes dans un ancien abri atomique transformé en supermarché.
A 18h30, nous
atterrissons à Roissy. A 1h du matin, le 17 juin, nous sommes dans notre lit douillet.
Apres notre troisieme breakfast occidental en trois mois, nous prenons deux bus...et deux heures apres, nous arrivons dans un superbe petit village, au milieu des
phenomenes karstiques : DEHANG.
Pendant quatre jours, nous avons vecu dans une guest-house rustique : baquet et bouilloire pour la petite toilette, torrent pour la grande...chambre toute en bois
avec deux lits sous moustiquaires...petit salon en plein air donnant sur la montagne. Voici la vue du balcon :
Le premier soir, nous avons assiste au son et lumiere local, pour une fois pas trop kitsh. Nous n'avons pas trop compris les commentaires, mais en gros c'etait la vie des Miaos, leurs chants et
danses traditionnels, les ceremonies chamaniques et, particulierement impressionnant, le groupe des tambours.
Puis chaque jour, nous avons marche entre trois et six heures, au fond des vallees parmi les cascades et les torrents, sur les pics et dans les bambouseraies. Chaleur tropicale etouffante,
ti-cheurtes trempes, pique nique dans les hameaux perdus ou au pied des cascades, parmi les papillons gigantesques et magnifiques...
Cote culinaire, en dehors des bols de nouilles, des omelettes a la tomate, du riz frit, nous vous proposons au choix : des brochettes de poissons, de crevettes
minuscules, de larves de libellules ou de frelons, le tout epice ou non.
Dans ce village, les touristes chinois arrivent en fin de matinee etreprennent le bus apres le son et lumiere ; les occidentaux y dorment une nuit. Durant les quatre jours, des relations se sont
nouees avec des enfants, avec l'epicier, avec le proprio et sa famille...
L'hospitalite chinoise n'est pas un vain mot. En arrivant a un sommet apres trois heures de marche, nous nous sommes arretes a l'ombre d'une maison fermee, assis sur une marche pour pique
niquer. Un homme est arrive, a ouvert sa porte et nous a apporte trois sieges et une thermos d'eau bouillie avec trois verres...
Apres quatre heures de bus confortable et six heures de train conviviales, nous arrivons a WUDANG
SHAN, haut lieu du taoisme.
Des la sortie de la gare, les rabatteuses sont en activite ! Un homme nous amene jusqu'a un petit hotel familial et calme, avec climatisation, pantoufles en plastique et douche chaude pour 7
euros la nuit.
Nous allons grimper pendant deux, trois jours dans la montagne, vers les temples taoistes. Zhang San Feng, moine dans ces montagnes au 13eme siecle, serait l'inventeur du tai qi chuan, car il
n'appreciait pas le style trop brutal de Shaolin. Nous avons croise quelques longs nez pratiquants le tai qi et les arts martiaux.
Les quelques jours restant en Chine, nous allons par petites etapes rejoindre Pekin,
retrouver la famille de notre professeur de chinois et prendre l'avion le 16 juin.
C'est donc notre dernier article en Chine. Arrives a Tours, nous glisserons peut-etre quelques photos complementaires.
Tout au long de notre sejour, vos commentaires et messages nous ont soutenus dans les moments critiques. Nous n'avons pas pu repondre a tous, etant donne la lenteur des connections et notre
absence de passion pour les salles obscures, entoures de centaines de jeunes joueurs chinois.
Les voyages les plus merveilleux ne remplacent pas la chaleur de l'Amitie.
Marcelle et Michel.
Les bruits (suite)
Nous avons oublie quelques bruits caracteristiques de la vie chinoise :
- les rots et les pets exprimes naturellement : Confucius a dit que c'etait la nature ...
- les KTV le soir, autrement dit les bars a karaoke ou des chanteurs et des chanteuses hurlent des chansons sirupeuses jusqu'a deux heures du matin
- la chasse aux mauvais esprits : pour toute inauguration d'un magasin, d'un vehicule...les chinois font claques des chapelets de petards rouges (ca rappelle Amsterdam au 1er de l'An)
- les petits empereurs apprennent a marcher avec des chaussures sonores qui font " pouic pouic " a chaque pas
- les chinois doivent passer un permis de conduire simplifie car ils ont des difficultes a faire un creneau seul. Il leur faut toujours un guide exterieur qui crie " da... da... da... da..."
pendant la marche arriere
- le pendant rural est la voix de l'agriculteur qui crie " la...la...la...la..." pour faire avancer son buffle
Le soleil
Ils n'ont pas le meme rapport que nous au soleil.
Les femmes urbaines s'abritent sous des ombrelles (ce sont souvent des parapluies pliants a moitie ouverts} pour proteger leur peau, que ce soit dans les rues ou sur les sentiers de
montagne.
Les hommes, quant a eux, aux premiers signes de chaleur, roulent leur ticheurtes sous leurs aisselles et remontent une patte de pantalon sous leur genou et l'autre au dessus.
Enfin, pour se proteger du soleil et de la pluie, de nombreux velos, scooters et motos ont un parapluie fixe a demeure.
Les photos
L'arrivee du numerique permet a chacun de laisser aller sa creativite au niveau du nombre de photos. Ils posent devant n'importe quel
monument, site naturel ou urbain, en faisant le signe de la victoire, en prenant des poses de starlettes de papier glace.
Le must est de louer des costumes historiques ou de minorites et de se faire prendre en photo par un photographe de rue qui a juste a
cote, sous un parasol, un ordinateur avec Photoshop et une imprimante.
Un porte bonheur parmi d'autres est d'etre photographie avec un long nez. Trois ou quatre fois par jour, nous sommes sollicites pour etre en leur compagnie sur leur photo. Nous devons
troner sur pas mal de postes de TV !
La nourriture
On peut manger a toute heure, dehors ou dedans,
debout ou assis, froid ou chaud.
Dans la culture chinoise, il faut marier les saveurs, les couleurs, les odeurs...
En fin de repas au restaurant, on peut emporter les restes.
Nous avons teste pour vous ces derniers temps les brochettes de poussins, les glaces aux petits pois, differentes sortes de legumes verts inconnus de nos palais occidentaux.
Nous n'avons pas ose tester le chien, le rat des champs, le serpent...Nous y viendrons peut etre d'ici la fin de notre sejour.
Les voyages en bus
Pour essayer de vous faire partager les longues heures passees en bus, voici quelques clefs :
A la gare routiere, personne ne parle anglais. Tous les horaires et tarifs sont affiches sur d'immenses panneaux. Meme Rene qui connait de nombreux ideogrammes n'arrive a lire que l'heure. Les
hotesses de la route en uniforme se mettent en quatre pour nous donner le bon billet et nous accompagnent jusqu'au bon bus.
Apres avoir demarre a l'heure, le bus roule au ralenti dans les rues de la ville, portes ouvertes. La caissiere hele les passants pour remplir le bus de passagers et de colis a distribuer sur la
route.
Nous sommes souvent dans des petits bus de 20 places, avec des sieges defonces et des suspensions qui devaient etre efficaces il y a 200 000 km.
Des le depart, la video est en marche avec le choix entre les films de karaoke, de boxe thaie, les films de guerre avec le Japon, et sur les longs parcours les films americains tels que
"La guerre des mondes", "Full Metal Jacket" "Terminator" en version chinoise, sous titres en chinois.
En dix minutes, quel que soit l'etat de la route, plus de la moitie des passagers dorment dans des positions qui pour nous necessiteraient, apres coup, dix seances de kine !
Apres trois quatre heures de secouette, arret cesuo (WC), -les plus rustiques que nous connaissons - Le chauffeur en profite pour faire le plein d'eau ; en effet, les descentes s'effectuant en
roue libre, les freins sont refroidis a l'eau.
Si le bus passe dans un village ou c'est jour de marche, les passagers, le chauffeur et la caissiere en profitent pour acheter un bout de tofu, quelques legumes ou un morceau de viande...
Le chinglish (suite)
Nous continuons a vous faire decouvrir cette nouvelle langue par quelques exemples glanes ici et la :
- whisry, brandy, coffee
- NYC, New Tore City
- Olympigames, Beijing, Welcome your
- LFE, NATURE, LOVE
- Love consists in solitudes protect and lordes (sur les carreaux de notre salle de bain)
Tous ces clins d'oeil sont affectueux et nous restons attentifs a nos amis chinois.
Nous esperons que ca n'empechera pas la presence de nos chers representants politiques a l'ouverture des jeux olympiques, ni ne compromettra la vente d'Air bus, TGV et autres centrales nucleaires
"a nos amis chinois".
Apres cinq jours dans le village de Zhaoxing, notre prefere en 2006 et 2008 (Vous pouvez le retrouver sur le blog 2006 a la fin mai), quelques heures de bus locaux et toujours chaotiques, nous gagnons le nord du Guizhou pour entamer la
remontee vers Beijing.
Marcelle, ex baba, se remet au tissage !
Nous decouvrons une petite ville paisible enchassee dans le meandre d'une riviere vert turquoise, inconnue du Lonely Planet (guide-bible des vieux et
jeunes routards) : Zhenyuan.
Le climat est sub-tropical ; 27 a 30 degres pour 98 a 99 % d'humidite. Dans notre super chambre a 40 kuais (c'est le nom populaire du yuan qui vaut toujours 0,10
euro), rien ne seche, au contraire tout est trempe, linge, papiers... Entre les orages, nous nous baladons dans la ville en pleine restauration, sur ses remparts et, sur les collines
environnantes, dans les temples.
On retrouve les petits metiers a chaque coin de rue : nous en profitons pour faire affuter nos couteaux par le remouleur ambulant, recoller et recoudre les semelles de nos chaussures de marche
qui fatiguent, nous faire propres grace a la blanchisseuse.
Nous preferons le train au bus pour changer de province toujours plus au nord : le Hunan. Trois heures de train populaire, trois heures de bus tape-cul(s) et nous sommes, depuis avant hier, a
Fenghuang, charmante petite ville restauree et litteralement envahie par des hordes de touristes chinois non pas a cheval sabre au clair
mais en bus appareil photo en bandouillere !
Cela nous rappelle Lijiang, le Mont St Michel ou Lourdes
(pour nos amis cathos) avec leurs boutiques de souvenirs plus hideux que kitch. Comme d'habitude, nous trouvons, grace a une jolie rabatteuse, un
petit hotel calme a 60 kuais la nuit, la chambre avec balcon et bambous pour secher sacs a dos, linge...
Nous passons notre temps a mater les touristes nous matant en retour.
On est les seuls longs nez!
Balades dans la ville, au bord du fleuve, siestes, lessives et pour la deuxieme fois en 2 mois un petit dejeuner occidental en terrasse avec cafe creme, the noir au lait et toasts grilles avec
bacon.
Nous partons demain pour une autre village qui semble moins envahi par le tourisme des chinois leaders et middle class...
Apres 9 h de bus, sieges mobiles et suspensions inexistantes sur de la piste et du goudron, nous arrivons enfin dans ce havre de tranquillite recherche depuis pas
mal de temps :
Zhaoxing, village de la minorite Dong. Nous comptons y rester au moins cinq
jours...
Quelques images vous parleront d'avantage que des explications...et nous avons la flemme d'ecrire aujourd'hui !!
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